Las Vegas Bilan : Pour l’amour de la frime

Publié le 29 août 2013

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Personne n’a put passer à coté de cette série, Las Vegas, un vrai petit succès sans être non plus une série reconnu par la critique. Il faut dire qu’au compteur, Las Vegas affiche un total de 5 saisons et 106 épisodes, une durée de vie correct pour cette série sans prétention et pourtant qui a su remplir son cahier des charges à merveille. Mais ça parle de quoi ? Las Vegas est une série centrée sur un casino de la fameuse ville du péché, Le Montecito (casino fictif) et sur son équipe qui doit faire face à toute sorte de situation : sécurité, hôtesse, clientèle, direction … bref la série n’est pas un documentaire sur comment gérer un casino mais sur Las Vegas, ses vices, ses affaires … un vrai divertissement.

Las Vegas

DÉBUT SURPRISE ET PROMESSE DE CHANGEMENT

Las Vegas est lancé le 22 Septembre 2003 sur NBC et prend de cours tout le monde avec des audiences remarquablement appréciable, ils étaient 12,50 millions pour le pilot. Toutefois la recette semble limité et très vite des ajustements sont à apporter par rapport aux personnages et à la réalisation. Parmi les personnages, si Danny McCoy (Josh Duhamel, pilier de la série) agent de sécurité et Ed Deline (James Caan, autre pilier de la série) responsable de la sécurité assure le spectacle; Mari Connel l’hôtesse romantico-bimbo-naive et Sam son absolu contraire (hôtesse bimbo-sexy- opportuniste), Nessa la fille adoptive des Deline et Delinda Deline la fille indépendante de Ed, enfin Mike qui pour le moment est voiturier sur-diplômé s’annonce déjà comme une valeur montante.

Danny McCoy qui passe la pire journée de sa vie dans le pilot de la série va très vite devenir le pilier de la série en devenant le fils que Ed n’aura jamais eu, Mike en voituré n’apportais rien de bien concret et va devenir agent de la sécurité pour former un bon duo avec Danny. Bref tout ce remodelage apporte une meilleur dynamique tout comme la suppression de la voie off dans les premiers épisodes pour plus de dialogue.

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FAST & FURIOUS

Le créateur de la série, Gary Scott Thompson y a également mis sa patte et pas qu’un peu. Las Vegas est une série rapide ou l’action se joue aussi brièvement qu’une main au poker, normale quand on connait Gary Scott Thompson, son palmarès est couronné par ses films : les Fast & Furious ! Spectacle efficace, par moment grossier, boosté aux grosses mécaniques. Autant vous dire que dans Las Vegas nous retrouvons la même recette : jolie fille, personnage jeune et intimement liée à l’armée et haute technologie. Danny McCoy est ancien lieutenant des Marines décoré de la purple star (la plus haute distinction militaire américaine pour bravoure au combat), quand à Ed Deline c’est un ancien de la CIA.

Il ne faut donc pas cherché dans Las Vegas une quelconque profondeur, même si la série s’y est risqué sans grand succès. L’action est rythmé, rapide et nous tiens en haleine mais encore une fois rien de bien capitale, la série s’expérimente au long fil rouge dés la saison 3 et 4, autrement dis bien tard. Nous pensons au double épisode de la saison 4 avec l’enlèvement de Delinda. Tout cela apporte une certaine épaisseur et renforce encore plus l’attachement à la série mais encore une fois c’est rapide et c’est un gros défaut de la série. Tout se joue vite, sans trop que nous ayons le temps de réfléchir et par moment les raccourcies sont grossiers voir cassent l’action.

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RACCOURCIE GROSSIER ET ENTRE JAMBE NÉCESSAIRE

Sur ce point justement comment peut-on oublier l’élimination du personnage de Monica Mancuzo qui reste la pire élimination de toute l’histoire de la télévision américaine. La nouvelle propriétaire du Montecito, Monica Mancuzo lors d’une discussion avec Danny sur le toit de l’hôtel est emporté par une bourrasque de vent et vol au dessus de Las Vegas avant de se crasher en plein strip (grande avenue des casino). L’élimination du personnage est d’une facilité ridicule d’autant plus que aucune affaire digne de ce nom cherchera à éclaircir l’histoire. Mais Las Vegas a toujours eu cette facilité déconcertante à retomber sur ses pattes, même quand nous imaginions mal que cela puisse être pire, il faut donc comprendre que la série tout comme se qu’elle propose n’est rien de bien sérieux à part un bon divertissement sans prétention et c’est en ça que Las Vegas séduit, on ne cherche pas ici des affaires à la complexité vertigineuse mais bien 42 minutes fun et cool dans la plus pur tradition de Gary Scott Thompson. Malgré les deux premières saisons classique en elle même, Las Vegas a su bien rebondir en saison 3 et 4 avec la rénovation entière du Montecito : nouveau décor flambant, nouvelle technologie, nouvelle propriétaire qui va pousser dans ses derniers retranchement Ed Deline, mais avec la même équipe qui nous a fait vibrer. Le tout fonctionne parfaitement bien et se rode tout seul, la mécanique est bien huilé avec Danny et Ed en père et fils spirituel, Mike la mascotte et les filles qui nous offres des moments assez irrégulier.

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MAUVAIS CHOIX ET COUP DU SORT

Une autres histoire, celle de la fin à petit feu de Las Vegas est bien moins reluisante. Après trois saison au sommet, Las Vegas découvre une nouvelle case horaire pas du tout évidente : le Vendredi soir à 21h00 dés le milieu de la saison 3, la faute à la politique ! En effet un sénateur américain fait voter en 2006 une loi interdisant toute promotion durant le week-end de contenu ayant attrait de prés ou de loin à l’univers des jeux d’argent. Las Vegas diffusé le Lundi soir à 21h00 se voit donc amputé de toute possibilité de promotion durant le samedi et le dimanche, NBC est donc contrainte de changer de case la série dés le milieu de la saison 3 et ne trouve rien de mieux que le Vendredi 21h00 pour pouvoir promouvoir la série durant la semaine. Mais le vendredi soir étant se qu’il est, la chute d’audience est importante. Ainsi les saisons 1 et 2 diffusés intégralement le Lundi soir à 21h00 avaient rassemblés 11,83 et 11,42 millions respectivement, la saison 3 diffusé durant l’automne le Lundi à 21h00 et dés l’hiver le vendredi à 21h00 voit déjà sa moyenne chuté avec 10,51 millions. La saison 4 qui connait intégralement la case du vendredi 21h00 accuse une chute importante, il ne sont plus que 9 millions en moyenne soit 15% de moins que la saison 3 et 22% de moins que la saison 2 ! mais le pire reste à venir.

Alors que le vent tourne, NBC décide de suicider la série en lui trouvant une case pire : le vendredi soir à 22h00 et en changeant une partie clé du casting. En effet Ed Deline (James Caan) et Marie Connel (Nikki Cox) quittent la série. Le nouveau propriétaire A.J. Cooper interprété par Tom Selleck est certes charismatique mais a un mal fou à s’intégrer au casting et à s’imposer, pourtant le personnage est incroyablement bien scénarisé et donne un coup de frais, mais le charme et le paternalisme qu’avait Ed Deline n’est plus, la série perd en attrait. De même la dernière recrue chez les hôtesses : Piper Nelson ne présente aucun intérêt, n’ayant pas le temps de s’imposer. Tout ces ingrédients mêlée à la nouvelle case horaire tue le show, ils n’étaient que 8,55 millions en moyenne pour cette dernière livraison. Tué dans son élan, Las Vegas est annulé par NBC en 2008, le network préférera confier à Gary Scott Thompson un nouveau projet : le remake de Knight Rider (K2000 en français) qui ne passera pas le cap de la première saison.

 

POSTÉRITÉ

Pour autant Las Vegas n’est pas une série isolé qui s’inscrit dans un succès surprise et inexpliqué. Quand nous y regardons de plus prés, l’univers de la série souvent associé à un idéal de perfection dans un des lieux les plus mythiques de la planète est dans la droite ligné de se qu’était des séries comme Baywatch (Alerte à Malibu), des productions de “frime”, décomplexé sur tout les plans, sans réelle intérêt et apport critique. Mais Las Vegas a su apporter une certaine fraîcheur et garde une intemporalité, tout s’y joue vite, tout tourne très rapidement et l’ennuie n’arrive que très rarement. Au finale c’est un plaisir, un de ces rendez vous quotidien sans prise de tête mais tellement attachant, mais il ne faut pas oublier que NBC a flambé en surestimant sa série au bout de 5 saisons, trop de changement (case horaire, casting), le network avait tout de même reparti les risques : 50% sur le rouge, 50% sur le noir; les jeux étaient faits et c’est le zéro qui est sortie … On aurait aimé avoir une vraie fin.

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